Lors de leur congrès annuel de novembre 2002,
les membres de l'Association des médecins gériatres
du Québec, après présentation des
considérants éthiques de l'allocation
des ressources, des études disponibles sur le
traitement des patients modérément ou
sévèrement atteints de maladie d'Alzheimer
avec les anticholinestérasiques, ont pris la
position suivante
Considérants
Considérant que dans la maladie d'Alzheimer,
L'efficacité des anticholinestérasiques
est bien documentée pour améliorer de
façon cliniquement significative les aspects
cognitifs, comportementaux, autonomie fonctionnelle
et temps d'intervention par un tiers chez certains patients;
L'efficacité chez les patients atteints à
des stades légers à modérés
est aussi démontrée au niveau cognitif
et comportemental en milieu d'hébergement à
partir d 'études ouvertes ;
L'efficacité chez les patients atteints à
des stades modérés et modérément
sévères est meilleure que dans les stades
légers ;
Que les données sur les patients sévèrement
atteints actuellement disponibles sont trop limitées
pour permettre une décision qui soit strictement
administrative ;
Que la détérioration à l'arrêt
de la médication est bien documentée;
Que la non-réponse n'est pas une raison d'arrêt
de tout traitement anticholinestérasique, mais
d'essai d'un autre traitement de même classe pharmacologique
si cliniquement justifié.
Nous proposons

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Qu'il existe suffisamment
de données probantes pour appliquer aux
soins en milieu d'hébergement les mêmes
critères de prescription et de remboursement
des anticholinestérasiques que pour la
population en général
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ET
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Qu'il n'existe aucune justification
scientifique pour que ne soient appliqués
à tout milieu de vie et de soins les mêmes
critères de prescription et de remboursement
des anticholinestérasiques que pour la
population en général
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Qu'il est essentiel que soient
rédigés un plan de soins personnalisé
pour les clients en hébergement le plus
tôt possible après leur admission,
quitte au besoin à référer
directement au plan élaboré par
l'équipe spécialisée en gériatrie
référante.
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Que la décision des médications
appropriées à chaque patient soit
prise dans ce cadre clinique, en connaissance
des limites financières de nos institutions.
Pourraient ainsi être abandonnées
des interventions coûteuses et sans bénéfice
pour la santé du client (en raison de son
espérance de vie par exemple) au profit
de médications efficaces tel les anticholinestérasiques.
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